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Le cercle magique au crochet, expliqué pas à pas

La technique qui ferme complètement le centre d'un ouvrage en rond. Pourquoi elle vaut mieux que la chaînette fermée, et la seule erreur qui la fait se défaire.

Un cercle magique en cours de formation au crochet
Jilted Ballerina · CC BY 2.0
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Tout ouvrage crocheté en rond — bonnet, sac, amigurumi, napperon — commence par un centre. Et la façon dont ce centre est fait décide de son apparence pour toujours.

L'essentiel

Le cercle magique consiste à crocheter le premier tour autour d'une boucle de fil non fixée, puis à tirer le brin libre pour la refermer complètement. Résultat : un centre sans trou, impossible à obtenir avec une chaînette fermée en anneau. C'est indispensable en amigurumi, où le rembourrage ressort par le moindre orifice.

Pourquoi pas simplement une chaînette ?

La méthode traditionnelle consiste à faire une chaînette — six mailles en l'air par exemple — puis à la fermer par une maille coulée pour former un anneau, et à travailler dedans.

Cela fonctionne, mais le trou au centre reste. Il a la taille de la chaînette et ne se refermera jamais.

Sur un napperon, cela passe. Sur un bonnet, c'est visible au sommet. Sur un amigurumi, c'est un défaut réel : la bourre finit par apparaître à travers, et le jouet se dégrade avec le temps.

Le cercle magique supprime le problème parce que la boucle de départ n'est pas fixée — elle se serre.

Pas à pas

  1. Posez le fil sur votre main, le brin libre vers vous, le fil de la pelote vers l'arrière.
  2. Formez une boucle en croisant le fil sur lui-même, le fil de la pelote passant au-dessus.
  3. Tenez le croisement entre le pouce et l'index.
  4. Insérez le crochet dans la boucle, attrapez le fil de la pelote et ramenez-le : une boucle sur le crochet.
  5. Faites une maille en l'air pour bloquer l'ensemble. Elle ne compte pas comme une maille.
  6. Crochetez vos mailles autour du double brin — la boucle et le brin libre ensemble. Six mailles serrées est le départ le plus courant en amigurumi.
  7. Tirez fermement sur le brin libre. Le cercle se referme.
  8. Fermez le tour par une maille coulée dans la première maille, ou continuez en spirale selon le patron.

L'erreur qui fait tout défaire

C'est la difficulté principale, et elle a deux causes.

On tire le mauvais brin. Le fil à tirer pour fermer est le brin libre — l'extrémité courte, celle qui ne va pas vers la pelote. Tirer sur le fil de travail défait l'ouvrage.

On ne rentre pas le brin. Un cercle magique serré mais non fixé se relâche avec le temps, surtout sur un objet manipulé comme un jouet. Après avoir serré, prenez une aiguille à laine et rentrez le brin sur cinq ou six centimètres à travers les mailles, en changeant de direction une fois. C'est cet ancrage qui tient, pas le nœud.

Ne serrez pas trop tôt

Terminez d'abord toutes les mailles du premier tour, puis serrez. Si vous fermez le cercle avant d'avoir fini, les dernières mailles deviennent presque impossibles à placer, et l'ensemble se déforme.

La solution de repli

Si le cercle magique résiste malgré plusieurs essais — ce qui est fréquent — il existe une alternative largement acceptable :

Faites 2 mailles en l'air, puis crochetez toutes vos mailles du premier tour dans la deuxième maille à partir du crochet.

Le centre n'est pas parfaitement fermé, mais le trou est minuscule et se resserre encore au premier lavage. Pour un bonnet ou un sac, la différence est invisible.

Beaucoup de personnes crochètent depuis des années avec cette méthode. Ne bloquez pas un projet entier sur une technique de départ.

Faire un cercle qui reste plat

Le cercle magique donne le centre ; les augmentations donnent la forme. Un cercle plat obéit à une règle simple :

Le nombre d'augmentations par tour est égal au nombre de mailles du premier tour.

Avec six mailles de départ :

TourNombre de mailles
16
212
318
424
530

Chaque tour ajoute six. Le placement des augmentations se décale à chaque fois — une maille puis une augmentation au tour 3, deux mailles puis une augmentation au tour 4 — ce qui évite les angles visibles.

Et si le résultat n'est pas plat :

  • L'ouvrage gondole et fait des vagues → trop d'augmentations.
  • Les bords remontent en cuvette → pas assez.

Ce n'est pas une question de tension mais de comptage. En amigurumi, la cuvette est d'ailleurs recherchée : c'est ainsi qu'on ferme une sphère.

À lire aussi : comment lire un patron de crochet.

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Questions fréquentes

Pourquoi utiliser un cercle magique plutôt qu'une chaînette fermée ?

Parce qu'il se serre entièrement. Une chaînette fermée en anneau laisse toujours un petit trou au centre, visible sur un bonnet et problématique sur un amigurumi, où le rembourrage finit par ressortir.

Mon cercle magique se défait, que faire ?

Le brin à tirer est le brin libre, pas le fil qui vient de la pelote. Après avoir serré, rentrez le brin sur plusieurs centimètres avec une aiguille : c'est cet ancrage qui l'empêche de se relâcher avec le temps.

Combien de mailles mettre dans le cercle ?

Six mailles serrées pour un amigurumi, souvent huit à douze brides pour un bonnet ou un napperon. Le patron l'indique toujours, et ce nombre détermine toute la suite des augmentations.

Peut-on s'en passer ?

Oui. La solution de repli est de faire deux mailles en l'air et de travailler toutes les mailles dans la deuxième à partir du crochet. Le centre est presque aussi serré et c'est bien plus simple à réussir.

Pourquoi mon cercle gondole-t-il ?

Trop d'augmentations par rapport au nombre de mailles de départ. Un cercle plat suit une règle stricte : le nombre d'augmentations par tour doit rester égal au nombre de mailles du premier tour.

Corrections

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